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Géraldine Vitte
Directrice des comptabilités groupe

Bourbon Management,
France

Quelle est votre formation et quel a été votre parcours professionnel avant BOURBON ?
Diplômée de l’ESC Marseille en 1994, j’ai débuté dans un cabinet d’audit, Coopers & Lybrand, où j’ai bénéficié d’une formation pour passer le diplôme du DECF (Diplôme d’Etudes Comptables et Financières). En 1997, je suis entrée chez Rivoire & Carrret-Lustucru comme Responsable de l'audit interne, puis Chargée du reporting et de l’élaboration des comptes mensuels. En 2002, j’ai postulé chez BOURBON, où je suis entrée en avril.

Pourquoi BOURBON ?
BOURBON est une société très connue à Marseille, une société emblématique, et l’idée de faire carrière dans un groupe de dimension internationale tout en restant basée dans cette ville que j’adore me séduisait. En outre la mission proposée était très intéressante : BOURBON se développait très rapidement, et plus l’organisation opérationnelle était décentralisée, plus un contrôle central fort était nécessaire. Cette évolution allait « dans le sens de l’histoire », puisque la Corporate Gouvernance est aujourd'hui de plus en plus au cœur des débats.

Pouvez-vous nous décrire votre premier poste chez BOURBON ?
J’ai été recrutée pour créer le service d’audit interne. Tout était à faire : recruter des auditeurs, élaborer et fiabiliser les procédures, accompagner les filiales dans leur mise en place, établir et réaliser un programme d'audit annuel. Mon travail comportait également une part d’assistance aux filiales à l’étranger. Dans le cadre de ces différentes missions, j’ai ainsi eu l’occasion d’effectuer des missions au Sénégal, aux Seychelles, en Norvège, au Brésil... Outre l’aspect technique, le côté humain était très important : au premier abord, les gens avaient la crainte d’être jugés et surveillés. Il fallait donc faire preuve de psychologie pour se faire accepter, faire comprendre que les évaluations portaient sur les circuits et les process et non pas sur les intervenants eux-mêmes. Ce travail passionnant m’a permis de rencontrer beaucoup de gens dans le groupe, qui sont encore mes interlocuteurs aujourd’hui. En septembre 2005, lorsque j’ai pris mon nouveau poste, le service audit interne comportait 3 auditeurs, et notre mission était bien acceptée : les gens avaient compris que nous étions là pour les aider, et non pas pour réaliser un « tableau de chasse »...

Comment avez-vous été conduite à évoluer dans votre nouveau poste ?
En 2005, pour accompagner son développement rapide, le groupe a entrepris une réorganisation de la fonction Finance, sous l’égide de Laurent Renard, Directeur Général Délégué. On m’a alors proposé de devenir Directrice des Comptabilités groupe.

Quelle est votre fonction et la mission de votre service ?
À la tête d’un service de 8 personnes, je suis en charge d’animer et de superviser la production de l'information financière au sein du groupe, toutes divisions confondues, tant au niveau des comptes sociaux qu'au niveau des comptes consolidés avec pour objectifs la fiabilité des comptes, le respect des délais, le respect des règlementations et des normes comptables ainsi que le respect des principes de contrôle interne. Au sein du service, 6 personnes sont chargées de la comptabilité des sociétés holdings et des filiales françaises de la Division Remorquage. Outre les comptables directement rattachés à mon service, j’ai un lien fonctionnel avec les services comptables des différentes sociétés du groupe.
Depuis le 31 mars 2006, je suis également responsable de la consolidation : je supervise la production des comptes consolidés assurée par une responsable Consolidation assistée d’un consolideur, à partir des comptes sociaux en provenance des filiales.
Au niveau de l'ensemble des filiales, ma mission consiste également à diffuser les procédures comptables "groupe" et à veiller à ce que tout soit mis en œuvre pour assurer la fiabilité des comptes et le respect des délais, en particulier pour nos filiales étrangères, qui relèvent de pratiques comptables différentes selon les pays. A ce titre, j’assiste les filiales étrangères dans la mise en place des procédures comptables et financières. Une neuvième personne nous rejoindra à la mi-octobre pour me seconder dans cette tâche.

Avez-vous bénéficié d’une formation spécifique avant de prendre ce poste ?
Avant de reprendre la consolidation, j’ai eu deux sessions de formation « Consolidation » chez Francis Lefèvre, et deux autres chez l’éditeur de notre logiciel de consolidation, « Magnitude ». Je participe par ailleurs régulièrement au « club IFRS » animé par les commissaires aux comptes.

Qu’est-ce qui vous intéresse dans ce métier ?
Tout d’abord, le côté technique est très intéressant : ainsi, nous pouvons proposer, entre les différentes options prévues par la loi, celles qui conviendraient le mieux au groupe (par exemple, pour les provisions d’indemnités de départ à la retraite, ou le traitement d’opérations particulières). Par ailleurs, dans un groupe comme le nôtre, les multiples mouvements (acquisitions, fusions de sociétés, transferts de navires d’une société a l’autre, etc.) nous obligent à « repister » chaque opération pour la traduire fidèlement dans nos comptes : il y a donc toujours du nouveau, avec parfois certains points "techniques" à résoudre, ce qui est très stimulant intellectuellement. Enfin, les gros chantiers ne manquent pas : ainsi, depuis 2005, les comptes consolidés des sociétés cotées doivent être réalisés selon les normes internationales IFRS. Cette obligation a eu un impact important sur notre travail, notamment en ce qui concerne le traitement de nos immobilisations (essentiellement les navires). Aujourd’hui, nous travaillons sur un projet visant à accélérer le délai de production des comptes, afin de répondre à la "Directive Transparence", qui, à partir de 2007, nous fera obligation de déposer deux mois plus tôt les comptes semestriels au BALO (Bulletin Officiel d’Annonces Légales). L’aspect communication financière vers l’extérieur est également passionnant : dans ma fonction, je suis au cœur de l’information financière, ce qui me vaut de figurer sur la liste des « initiés »...

Et l’ambiance ?
Les relations humaines sont l’autre aspect passionnant de mon métier : j’apprécie la variété des contacts à tous les niveaux, la diversité culturelle (je travaille en trois langues : français, anglais et espagnol), ainsi que l’aspect management. J’ai par ailleurs la chance d’être en contact avec le Comité Exécutif du groupe. BOURBON reste un groupe à taille humaine, où les gens sont extrêmement accessibles à tous les niveaux.

Quelles sont vos perspectives pour l’avenir ?
À moyen terme, j’ai encore beaucoup à faire dans ce poste, pour continuer à améliorer et diffuser les procédures, faire en sorte que « ça roule ». Chaque jour m’apporte du nouveau. Bref, je me régale ! À 35 ans, j’estime que j’ai beaucoup de chance d’occuper un poste aussi passionnant et enrichissant, dans un groupe aussi vivant et international...


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Carrières en vue

Je naviguais à bord du Bourbon Hera comme Chef mécanicien quand j’ai entendu parler pour la première fois du projet Ulysses, c’est le nom du programme qui va être installé. J’avais déjà utilisé ce genre de programme dans d’autres compagnies et j’en avais reconnu l’efficacité donc j’ai été intéressée pour participer à la mise en route de tout le projet et il s’est trouvé que de fil en aiguille, ça a débouché sur un poste à terre.

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Chez BOURBON, ma carrière a pris un nouveau tournant : j’ai été promu Commandant, je gagne mieux ma vie, je navigue sur des bateaux modernes...

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